10. Connexion à distance par INTERNET, sécurité et communications
10.1. Risques
(virus, intrusion, ...) - 10.2. Connexion
INTERNET de base - 10.3. Différents points
d'une connexion professionnelle - 10.4. Les firewall
- 10.5. L'accès
à distance - 10.6. Sauvegarde via INTERNET
Ce chapitre traite de la communication et
sécurité entre
les ordinateurs. Le plus courant concerne la connexion vers INTERNET (Firewall,
VPN) mais également des prise de contrôle à distance de PC ou de
réseau à partir d'un ordinateur connecté à une ligne téléphonique ou via
INTERNET (partage de données), travail à distance, ...
Toutes ces connexions peuvent être traitées en hardware ou en
software, les 2 possibilités existent systématiquement. Nous verrons en
détail les possibilités hardware. Ceci nous préparera à la suite du cours:
architecture d'un réseau.
Un bref rappel sur les risques de sécurité (virus,
hacking, ...). Une explication plus complète sur les virus, adware, spyware, ... est reprise dans le cours Sécurité sur
INTERNET
Au niveau anti-virus Hardware, certains routeurs et VPN incluent un anti-virus interne. D'autres
appareils sont spécialisés: PANDA fabrique un modèle de ce type. L'avantage
vient des mises à jour quotidiennes automatiques sur un seul noeud: le routeur
d'entrée / sortie de la connexion Internet vers le réseau interne. Lorsqu'un
virus est détecté dans un mail (quelque soit le type), le mail est directement
renvoyé à l'expéditeur sans même passer sur le réseau interne ou le PC du destinataire. Le défaut reste les autres
points d'entrée: disquettes, CD piratés, connexions à Internet via d'autres
points (modem du portable par exemple). Les spyware, adware, dealer, ...
utilisant le port 80 (navigation), ils ne sont pas détectés par les firewall
hardware, mais bien par les anti-virus hardware.
10.1.1 Les intrusions, sécurité des PC
Les risques d'intrusions sont un sujet à la mode.
Différentes méthodes d'intrusions vont être examinées.
La première méthode consiste à injecter un
programme dans votre PC (via un mail par exemple). Ce programme serveur va réagir à toute demande d'un
client (le programme de celui qui essaye l'intrusion) via un port TCP ou UDP.
Les ports sont spécifiques à chaque trojan (aussi appelé cheval de
Troie ou backdoor). Comme ces programmes
sont facilement téléchargeables sur Internet, n'importe quel gamin est capable de les
utiliser. Par contre, elle nécessite qu'un programme soit implanté
dans votre ordinateur ou un PC du réseau: si le logiciel client n'est pas implanté dans
le système, pas de risque.
La deuxième méthode utilise des
failles de sécurité dans le fourbi Microsoft, que ce soit dans le système
d'exploitation Windows, dans Internet Explorer, Outlook ou Office (toutes versions
confondues). Cette solution est plus réservée aux
professionnels. Ceci a permis à un site de tests de firewall d'ouvrir mon
lecteur CD-ROM à distance. Avec un firewall software sur la station et le
réseau protégé par un firewall hardware, je me sentait pourtant plutôt en
sécurité. La solution consiste à suivre les SERVICE PACK de sécurité de
Microsoft.
En troisième, de loin la plus sournoise, la méthode
consiste à modifier des informations dans la trame TCP/IP d'un message correct
pour que le PC (ou le routeur) attaqué croit que les informations proviennent
effectivement du site demandé comme dans le schémas ci-dessous. Cette
technique est appelée le spoofing. Pour parer à ces attaques, il faut
impérativement que les trames soit toutes analysées avant la lecture par le
navigateur.
Les buts sont multiples: vols d'informations et dans de
nombreux cas, utilisé cet ordinateur comme relais pour d'autres attaques. La cible
détecte alors l'attaque comme provenant du PC "hacké".
10.1.2. Les attaques par Déni de service
distribué (Denial of Service -dDOS)
Encore un problème relevant de la sécurité sur
INTERNET. Ce type d'attaque consiste à envoyer un maximum de requête sur un
serveur web ou un routeur en un minimum de temps. L'appareil ne sachant plus
suivre craque littéralement.
La méthode consiste à envoyer des multitudes de paquets
ICMP echo-requets en modifiant l'adresse source de chaque paquet. Les commandes
envoyées sont des multiples petits paquets de 64 Kb ou inférieur. La cible ne
peut plus répondre aux demandes de connexions car l'ensemble de la bande
passante est limitée.
Ceci est la méthode du gamin gâté qui ne parvient pas
à s'introduire dans un serveur, alors, il le plante. Par contre, c'est aussi une
méthode beaucoup plus professionnelle pour stopper des serveurs Internet avec
un maximum de commandes en même temps, le mieux reste d'utiliser un
maximum d'ordinateurs pour l'attaque en utilisant ceux infectés par un trojan.
10.1.3 Déni de service station (tear drop, new tear, boink, ...)
Les attaques de type Teardrop, Newtear, Boink, ... sont quasiment identiques au déni de
service ci-dessus sauf qu'elle ne s'attaque qu'aux ordinateurs (serveurs inclus)
directement connectés ou même via un routeur. Ce type d'attaque vise les
système Windows 32 bits (Win 95, 98, Me, XP (Pro), NT et 2000) mais également
les systèmes d'exploitation Linux inférieur à 2.0.32. Apparemment, les Mac et systèmes Unix
peuvent aussi être altérés par ces attaques. A part Windows 3.11 et DOS (mais
comment aller sur INTERNET en DOS?), tous
sont donc visés. L'attaque ne se fait plus sur un serveur, mais sur les
stations connectées. Ce type d'attaque consiste à envoyer des packets TCP/IP
qui se recouvrent appelé OOB = Out Of Band). L'ordinateur cible tente de
reconstruire les informations et finalement, n'y arrivant pas, ceci provoque un
plantage de la machine. En Windows, vous vous retrouvez avec une belle fenêtre
bleue et vous n'avez d'autres choix que de redémarrer la machine.
10.1.4. Quelques précisions.
Anonyme sur Internet, pas si sûr. Déterminer votre
adresse IP fournie par le fournisseur d'accès reste un jeu d'enfant. Un routeur
protège votre adresse TCP/IP locale sur le réseau en n'indiquant que l'adresse
extérieure. Dans le cas d'un partage de connexion via les programmes fourni
avec les systèmes d'exploitation Microsoft, ce sont les adresses internes du
réseau qui sont directement détectées. Pour le paramétrage des partages
INTERNET.
Toute intrusion, attaques de tout type demande d'abord au "hacker" de connaître l'adresse TCP/IP de la cible vis à vis d'INTERNET. Le
sport pour lui est ensuite de connaître les adresses internes des stations PC
ou autres du réseau. Tant que l'adresse Wan (Internet) est invisible, il ne
peut rien. Forcément, elle est plus facile a détecter lorsque le réseau local
est raccordé par adresse TCP/IP fixe sur INTERNET.
Dans le même ordre d'idées, votre système d'exploitation et votre navigateur
Internet sont automatiquement envoyés par votre navigateur au site, idem pour
la résolution de votre écran (dimension et nombre de couleurs)
Les serveurs proxy sont des mémoires
cache qui permettent d'accélérer les connexions. Le mécanisme est simple, lorsqu'une page
vient d'être lue, le proxy la garde en mémoire. Si une demande sur cette page
intervient rapidement, le proxy ne la télécharge pas d'INTERNET mais
directement de sa mémoire. En plus, il est plus difficile de vous suivre à la
trace puisque vous n'êtes pas toujours directement en contact avec les sites.
Ces proxy peuvent être des boîtiers externes, inclus dans un PC dédié du réseau
local (sous Linux par exemple) ou directement chez le fournisseur d'accès (à condition d'être
configuré spécifiquement suivant les adresses fournies par votre
provider).
Les coockies sont de petits fichiers textes
chargés sur votre PC. Ces cookies enregistrent vos préférences. Ceci permet
par exemple d'arriver directement sur la version française de Google.be. Pas
bien dangereux, mais ces cookies incluent souvent des informations tels que mots
de passe (même s'ils sont souvent cryptés) ou la date de votre dernière
visite sur un site. Quelques cookies permettent de vous suivre à la
trace sur divers sites.
Le NAT (Network Adress Translation) sert de
translation entre l'extérieur du réseau local (Internet) et les stations. Le
routeur construit une table de correspondance d'adresses IP. De cette manière,
l'extérieur ne sait pas déterminer l'adresse interne d'une station. A la
réception de données par le routeur, celui-ci transfère les informations vers
le véritable destinataire grâce à sa table.
Le partage d'une connexion INTERNET permet de
connecter plusieurs ordinateurs reliés en réseau TCP/IP simultanément avec un
seul modem. Le partage professionnel se fait via un routeur, mais des
partages plus simples utilisent directement un modem relié sur un PC. Le modem
peut être normal, ISDN ou ADSL. De même, le type de modem peut être interne,
externe série, externe USB ou même dans certains modem ADSL, relié via à une
carte réseau. Dans les trois premiers cas, le partage peut se faire directement
par le système d'exploitation (à partir de Windows 98 seconde édition). Dans le cas d'une liaison via carte réseau, le
partage peut se faire via un routeur, via un logiciel de
type WinGates. Cette solution est directement implantée dans les serveurs
2003 et 2008. Ces logiciels assurent également la sécurité des connexions.
Dans ce dernier cas, le PC assurant le partage reçoit 2 cartes réseau.
Dans le cas d'un partage simple via Windows,
chaque ordinateur peut demander la connexion Internet, mais elle ne peut être
coupée que sur le PC connecté à Internet. Ceci ne pose pas de problèmes en
ADSL, mais attention aux communications téléphoniques en RTC
ou
ISDN (RNIS). Vous pouvez demander de
couper la connexion INTERNET après un certain laps de temps d'inactivité par
la commande option Internet dans. Sélectionnez la connexion (Ma connexion
ci-dessous) et cliquez sur le bouton paramètres. Dans la fenêtre suivante,
sélectionnez le bouton "avancé". Cochez la case Déconnecter si
inactif pendant et tapez le nombre de minutes souhaitée.
Différents logiciels ou matériels vont néanmoins se
connecter entre le réseau et INTERNET, soit pour assurer la sécurité, soit
pour assurer la vitesse de connexion. Ces appareils (logiciels) assurent
différentes fonctions de connexion.
10.3.1. Partage de base
Avant de parler des appareils et solutions à mettre en
oeuvre pour des connexions Internet professionnelles, analysons les différents
problèmes possibles. Ceci nous permettra à terme de dessiner notre connexion
plus facilement.
Dans le cas d'une connexion vers INTERNET, la première
tâche est le partage. Ceci va permettre à plusieurs utilisateurs de se connecter sur Internet en même
temps (navigation, mail, news, ...). Ceci passe
nécessairement par une installation réseau. Dans ce cas, un ordinateur ou un appareil
(généralement un simple PC sur lequel est connecté le modem doivent servir de liaison.
Selon le schémas ci-dessus, chaque station possède sa
propre adresse TCP/IP (X.X.X.X.@station1 et X.X.X.X@station2). De même, le
fournisseur d'accès fournit automatiquement une adresse TCP/IP à la connexion.
Lors d'une demande d'affichage d'un site, référencé par une adresse TCP/IP
propre, par exemple 238.128.128.128 que nous dénommerons par X.X.X.X@site. Lors
de la demande d'affichage, la station 1 envoie à l'appareil de liaison son
adresse propre (pour la réponse) et l'adresse du site qu'elle veut afficher (X.X.X.X@site).
Le fournisseur d'accès et tous les composants du réseau Internet vont se
débrouiller pour que les informations du site soit renvoyés à l'adresse TCP/IP
Internet fournis par le fournisseur d'accès (X.X.X.X.@ISP) qui les renvoie à
l'appareil de liaison. Celui-ci fera le transfert de sa propre adresse Internet
vers l'adresse privée de la station 1.
Le fonctionnement, quoique complexe de manière interne,
n'est pas trop difficile à mettre en oeuvre avec les logiciels actuels. Cette
méthode est utilisée par le partage de connexion Internet implantée dans
Windows 98 SE, Millenium, 2000 ou XP. Cette solution n'est pas très sécurisée.
Chaque adresse des PC connectés est visible d'INTERNET. Cette pratique est utilisée pour de petits partages de
connexions INTERNET familiales en modem RTC ou en ADSL avec modem USB.
Cette solution est analysée en pratique dans la formation
INTERNET
10.3.2. Partage via un logiciel spécialisé.
Cette solution de partage INTERNET utilise un PC relais
entre le réseau et INTERNET. Le PC utilise 2 cartes réseaux. Une carte réseau
est connectée vers le réseau interne, la deuxième carte réseau est
connectée à un modem Ethernet RJ45. Le logiciel peut être Wingate, quelques
solutions professionnelles (Symantec par exemple) ou une solution à base de Linux. Le PC relais doit rester connecté pour que la connexion INTERNET
fonctionne.
Le logiciel assure différentes fonctions: NAT (Network
Adress Translation), proxy (cache) et même firewall. Le firewall s'il est
directement implanté (Linux) est de fonctionnalité identique à un firewall hardware. Vous pouvez
également installer sur ce PC relais un firewall software de type Zonealame
Pro (la version gratuite ne fonctionne pas en réseau).
Cette solution de partage logicielle fait partie des
autres cours de deuxième année, notamment Linux. Je ne rentre
donc pas dans les détails.
10.3.3. Partage via un routeur simple.
L'utilisation d'Internet est tout à fait transparente
pour le réseau. Le routeur reste connecté en permanence. Ceci cache le réseau
interne (adresse des PC et périphériques) pour l'extérieur, mais n'empêche
pas les risques d'intrusion. En effet, à part les adresses cachées (NAT), les
stations sont directement connectées sur INTERNET. Un trojan sur une station
communiquera à travers le réseau de manière complètement transparente. Il
est même probable que le hacker ne s'apercevra qu'il est dans un réseau qu'au
moment de la prise de contrôle du PC lorsqu'il aura accès à tous les partages
de dossiers et périphériques.
Ceci donne un semblant de sécurité, guère plus. Cette
solution est vue en pratique dans le cours partage
Internet par routeur
10.3.4. Partage via routeur et firewall hardware.

Ce schéma représente presque la solution de
sécurité idéale (le presque m'inquiète). Le routeur et le firewall
peuvent être inclus dans le même boîtier. Le
modem peut être intégré dans le routeur ou connecté entre celui-ci et
INTERNET. Cette solution sera examinée dans
un exercice du chapitre 17. Partage
et connexion Internet via un routeur - firewall mode ADSL RJ45 Ethernet.
La sécurité ne repose pas sur le montage mais sur
la manière de paramétrer le firewall. Ceci est valable pour toutes les
solutions de sécurité firewall.
10.3.5. Le DMZ (DeMilitarized Zone).
Ceci est une utilisation particulière des firewall. Elle
est utilisée avec un hébergement sur un serveur propre à l'entreprise ou en
cas de leurre pour différentes attaques. Dans ce dernier cas on par le PC
bastion. Son utilisation comme serveur proxy ou serveur de messagerie est
également utilisée.
Le firewall en contact avec Internet va laisser passer les
informations sur le port TCP 80 (éventuellement 443) provenant de l'extérieur
du site, ainsi que les informations provenant du site interne vers Internet.
Dans le cas d'un serveur Web, le premier firewall évite les attaques
extérieur. Les ports 20 et 21 par exemple pourront être fermés. Par contre,
les informations provenant de l'extérieur passerons soit par le firewall
extérieur, puis par le server DMZ (cas d'un PC bastion) puis par le deuxième
firewall.
Ce n'est pas le niveau maximal de sécurité, mais le
hacker se retrouve avec 2 voir 3 barrières à ouvrir.
Les firewall protègent les
installations informatiques des intrusions. Un firewall surveille les
communications d'un PC vers Internet et vis versa. Pour cela, il analyse, bloque
ou autorise les communications via les ports UDP et TCP. Ceci est valable pour les connexions
Internet, mais également entre différentes parties d'un réseau interne. Une
large partie des "intrusions" sont orchestrées de l'intérieur de
l'entreprise. Pensez par exemple à l'employé qui vient de recevoir son
préavis, ...On retrouve 2 types de firewall: les firewall logiciels et
les firewall hardware.
Le paramétrage des firewall logiciels ne fait pas partie
de ce cours hardware, je ne m'y attarderai pas.
Dans les applications INTERNET, pour faciliter les
communications entre applications identiques, on utilise des ports tant en TCP
qu'en UDP. Chaque port est spécifique à un type d'application. La navigation
se fait par le port 80 et les news par le port 119 par exemple. Le paramétrage
consiste à ouvrir des portes (ports) nécessaires aux applications normales en
fonction des adresses de destination IP (en sortie) ou d'émission (adresses des
sites). Dès ce moment, il me semble clair que toutes les autres doivent être
fermées. Par définition, l'intrusion se fait toujours par l'entrée la plus
faible de la protection du réseau. Ceci est similaire à la sécurité d'un bâtiment.
Cela ne sert à rien de mettre des portes blindées partout, si la fenêtre de
derrière reste ouverte en permanence. Pour la liste des ports à ouvrir,
référez-vous au cours INTERNET: Classes
d'adresse, ports TCP et UDP
10.4.1. Différence entre un firewall logiciel et hardware
Et non, les deux ne font pas exactement le même boulot.
Dans un sens, ils sont complémentaires. Pour rappel, installer 2 firewall
logiciels est dangereux et peut rendre chaque logiciel inefficace.
Un firewall logiciel vérifie et indique sur quels ports
les programmes qui accèdent à INTERNET depuis votre PC (en TCP/IP et en UDP).
De même, ils annoncent les ports sur lesquels rentrent (ou tentent de rentrer)
des applications sur votre PC. Dans ce sens, sauf mauvaise configuration, ils sont efficaces. Par
contre, ils n'analysent pas du tout les programmes courants (modifications des
trames, ...), ni n'analysent encore moins les défaut de sécurité du système
d'exploitation (différentes failles de
sécurité Microsoft
sur les systèmes d'exploitation, Internet Explorer, Outlook et même office). En vérifiant les programmes qui tentent des connexions Internet,
ces programmes bloquent les spyware et les
adware. Malheureusement, cette
solution bloque généralement également la connexion INTERNET. La solution
logicielle pour les enlever reste lavasoft
par exemple. Un firewall software s'installe sur chaque PC
(d'où un lourd travail d'administration), sur le serveur ou sur des PC dédiés.
En plus, ces
logiciels reconnaissent rarement les adresses extérieures (Internet) des
adresses internes. Ces logiciels sont parfait pour la détection des trojans.
S'ils les détectent, ils ne les suppriment pas. Ce rôle est dévolu aux anti-virus, même
si les anti-virus ne considèrent pas les adware et spyware comme nuisible (ce
sont des programmes commerciaux).
Un firewall hardware est placé entre INTERNET et le
réseau. Dans ce sens, les intrusions (ou tentatives) à l'intérieur du réseau
ne sont jamais analysées. Même si un firewall hardware n'est pas lié à
Microsoft, ils ne protègent pas non plus des failles de sécurité des
programmes et système d'exploitation. En analysant les trames de données, ils rejètent également les
intrusions par bricolage des adresses. Par contre, même si tous les ports
non utilisés sont fermés, les programmes qui utilisent les ports standards
peuvent travailler sans problèmes. Un vers
(trojan) qui utiliserait le port 80 ne sera en aucun cas bloqué, il est
considéré comme une application tout à fait standard. Les spyware
et adware utilisant le port 80
ne sont donc en aucun cas pris en compte par un firewall hardware.
Les 2 protections ci-dessous sont généralement intégrées dans les
firewall matériel:
Statefull
Packet Inspection:
Permet au firewall de comparer un paquet de données entrant avec les paquets
ayant précédemment été considérés comme "sains".
Content
Filtering
:
Permet notamment de contrôler les accès au Web par des filtres (basés sur des
listes d'adresses Internet, des mots clés ou des plages horaires de connexion).
Une sécurité optimale serait donc un firewall hardware
entre le réseau et Internet et un firewall logiciel sur chaque station.
Néanmoins, les firewall interne dans le cas de réseaux lourds pose des
problèmes au niveau utilisateur. A la moindre alerte (même inutile de type
DHCP sur le port UDP 68), l'administrateur sera appelé (ou non ...) par l'utilisateur.
Actuellement différentes firmes fabriquent des cartes
réseaux qui incluent un firewall hardware.
Chaque application est caractérisée par un port TCP et /
ou UDP utilisé. Il est spécifique
au type d'application Ceci facilite les
communications puisqu'une application de type navigation utilisera d'office le
port 80, que ce soit Microsoft Explorer, Netscape ou un autre. Les numéros de
ports (tant en TCP qu'en UDP) varient de 0 à 65535 (216). IP
détermine l'adresse du site ou du PC en communication. La combinaison port TCP/IP détermine donc le site et l'application.
Les principaux ports et services TCP à ouvrir sont
repris dans les annexes de la formation INTERNET: Classes
d'adresses, ports TCP et UDP
10.4.3. Méthode de détection d'un firewall hardware et fonctionnalités
Les firewall analysent les trames, tandis que les firewall
software analysent les applications. Cette analyse hardware est effectuée par
un logiciel interne. La première partie filtre les combinaisons TCP IP pour
envoyer ou non les informations vers le PC client du réseau. La deuxième
partie va vérifier si l'information est effectivement demandée par une
station cliente en analysant les connexions PC - site Internet.
La troisième application est appelée Statefull
inspection. Ce terme est breveté par Checkpoint (un des leaders de la
sécurité Internet) qui fabrique des firewall software mais dont la technologie
est implantée dans divers firewall hardware. Le "State Full Inspection" est aussi appelé Firewall-1
ou à technologie de filtrage dynamique. Le firewall détermine si le client est
bien connecté (active) sur INTERNET au moment de la réception du message. Pour
cela, le firewall garde dans des tables de connexion les sessions actives. Dans
le cas contraire, le message est purement bloqué.
Les firewall peuvent inclure également différentes
options tel que le proxy. Un proxy est un espace disque dur sur lequel
les pages couramment demandées sont stockées. Chaque fournisseur d'accès (FAI)
utilise un proxy pour les connexions. Lors d'une demande, le proxy vérifie si
la page n'est pas en mémoire. Dans le cas positif, la page est renvoyée à la
demande sans téléchargement à partir du site. Ceci permet de gagner du temps
lors des téléchargements. Cette solution est également utilisée dans
quelques firewall ou routeur. Si l'utilisateur n'est pas en contact direct avec
le site, son adresse IP ne pourra pas être analysée. Quoiqu'en disent certains
sites, ce n'est pas vraiment une sécurité puisque les adresses à hacker sont
souvent déterminées par un scannage des adresses sur INTERNET. Par contre,
dans le cas des firewall qui ne renvoient pas les commandes PING, ceci permet à
l'attaquant de déterminer que l'adresse est effectivement utilisée si le proxy
n'est pas en fonction. Remarquez que l'utilisation ICQ ou MSN Messenger permet
également de déterminer votre adresse TCP/IP encore plus facilement, la liste
apparaît sur le site.
Le filtrage de sites est implanté dans la majorité des
firewall hardware. Ceci permet de bloquer les accès sortant des adresses de
sites ou même des adresses contenant un mot. Vous pouvez par exemple bloquer
les sites dont le nom inclus sex, rencontre ou KAZAA.
Cette application permet de se connecter à un réseau
interne via une liaison téléphonique ou par INTERNET.
10.5.1. Prise de contrôle à distance et transferts de fichiers.
Dans le chapitre précédant, nous avons vu que les
trojans de type Netburst permettent de prendre le contrôle à distance (entre
autre) d'un PC via Internet. Cette solution semble facile mais permet à
d'autres de prendre le contrôle aussi. Cette solution est donc tout à fait à
proscrire.
La solution la plus communément utilisée fait appel à
des logiciels de type PC Anywhere qui permettent de prendre la commande de PC
via des modems analogiques ou ISDN, ou même l'ADSL (Internet). Cette solution est
souvent utilisée pour de petites infrastructures de type indépendants, ou pour
le dépannage des utilisateurs à distance dans le réseaux internes. De nombreuses tentatives d'attaques par
INTERNET viennent de ce logiciel. Le paramétrage de PC Anywhere permet de
changer le numéro de port pour l'accès à distance. Ce n'est pas la solution
parfaite. En effet, pour une prise de contrôle à distance, il faut le numéro
de port et le programme client. En changeant le numéro de port,
l'administrateur suppose que le pirateur ne pourra prendre le contrôle. De
l'autre côté, le pirateur par scannage d'adresses sur tous les ports, reçoit
les logiciels qui répondent (même mal) sur un port. Il n'a plus qu'à essayer
tous les programmes possibles sur ce port. La prise de contrôle se fait
également par mot de passe (nettement conseillé).
Une autre solutions qui n'est utilisée que par certains
programmes permettent de mettre en commun des ressources via l'accès réseau à
distance.
Cette fonction nécessite l'installation d'un composant
additionnel de Windows serveur: serveur d'accès réseau à distance et permet
l'utilisation de fichiers sur des disques partagés. La connexion pour permettre l'entrée se fait également via un mot de
passe et le démarrage de ce serveur d'accès à distance via la partie accès
réseau à distance.
Certains programmes bureautiques (notamment Works de
Microsoft) incluent également des fonctions de transferts de fichiers. Windows
XP a également implanté une fonction de prise de commande à distance, en
espérant qu'ici aussi il n'y ait pas de failles de sécurité.
10.5.2. Virtual Private Networks (VPN)
Les solutions ci-dessus ne permettent pas directement de se "connecter à un serveur réseau",
mais de prendre le contrôle d'un PC qui lui se connecte au réseau.
Ce sont des solutions logicielles.
Les VPN (pour Virtual Private Networks) sont des appareils
qui se connectent physiquement sur INTERNET ou entre le réseau et
le routeur suivant les modèles. Les dernières versions des systèmes
d'exploitation serveurs de Microsoft implantent des fonctionnalités
équivalentes.
Les VPN créent entre un ordinateur et le réseau interne une liaison sécurisée et cryptée pour assurer le
transfert des informations: appelé communément un tunnel. Lorsque la station demande via Internet une
connexion sur le réseau interne, les 2 appareils se communiquent une clé
logicielle qui servira au cryptage des informations. Le VPN crée alors une
sorte de tunnel sécurisé sur Internet qui empêche toute forme de
piratage. Cette solution est la seule utilisable pour une connexion via ADSL La
connexion nécessite 3 choses:
- Un logiciel particulier sur le client (Réseau privé
virtuel installé comme composant de Windows ou programme spécifique)
- Un matériel hardware de type VPN relié entre Internet et le réseau d'entreprise
(éventuellement Windows 2000 ou XP)
- Une adresse INTERNET TCP/IP fixe ou du moins connue au
moment de la connexion.
Les deux premières contraintes semblent faciles. Nous
reparlerons de l'appareil. La troisième nécessite, soit un site INTERNET et
donc un serveur propre relié sur INTERNET, même si la connexion doit se faire
sur un autre serveur ou un abonnement spécifique permettant d'avoir une adresse
INTERNET TCP/IP fixe. Dans le cas d'un abonnement ADSL normal, l'adresse change
à chaque connexion et au maximum après quelques dizaines d'heures suivant le
fournisseur d'accès. Les amateurs pourront néanmoins utiliser quelques
solutions pour connaître l'adresse TCP/IP de la connexion à un moment donné
sur des sites spécifiques par exemple et la communiquer via téléphone ou
mail. Cette solution est peu envisageable pour une connexion 24h/24h.
On distingue plusieurs modèles de VPN. La majorité des
modèles hardware permettent uniquement un tunnel entre 2 installation réseau fixes.
Ils ne permettent donc pas le travail à domicile (quoique sous-entendent les
publicités). Les modèles plus chères permettent également le travail à
distance. Le mode de cryptage peut être MPLS ou IP-Sec (IP Security). Le cryptage se fait
uniquement entre les deux VPN. Certaines méthodes de tunnel, notamment Over Ip
(à la différence de tunnel IP) permettent de faire transiter d'autres
protocoles tel que IPX dans le tunnel.
Dans le
cas de l'utilisation d'un VPN, vous ne pouvez pas sécuriser votre réseau en
empêchant le partage des ressources via TCP/IP. En effet, pour de petits
réseaux, vous pouvez implanter en parallèle avec TCP/IP les protocoles IPX ou
Netbui et configurer le protocole TCP/IP réseau sur la carte réseau pour qu'il
ne permette pas le partage des ressources. Le VPN permet d'utiliser à
distances toutes les ressources du réseau (fichiers, applications et
périphériques de type imprimante) comme si vous étiez directement connectés
sur le réseau.
Selon l'appareil (des solutions logicielles existent,
notamment dans Win2003 serveur), le VPN va effectuer plusieurs tâches comme la
détection d'intrusions, la fonction firewall ou le scan de virus.
Une passerelle (gateway) vers INTERNET
(fonction de routeur INTERNET), une fonction de firewall pour bloquer les
intrusions, un anti-virus intégré et la fonction VPN pour créer le tunnel
Internet via, généralement le fonctionnement est conforme aux
spécifications de cryptage IPsec des stations clientes.
Le VPN va fournir une adresse locale à un PC
connecté sur INTERNET. celui-ci va alors automatiquement s'intégrer dans le
réseau. Attention, le paramétrage de ce type d'appareil au niveau VPN est
généralement plus pointu puisqu'il permet par exemple d'accepter les données
rentrantes sur une adresse mais de refuser les entrées sortantes.
Lorsque tous les niveaux sont résolus, vous
pouvez directement relier deux réseaux internes via Internet. C'est actuellement
la seule solution viable (sans lignes totalement dédiées et louées) pour ce
genre d'applications. C'est également, du moins en Belgique dans les zones
connectées à l'ADSL, la meilleure solution pour le télé-travail (le travail
à partir de son domicile).
Cette méthode de backup pourrait être
insérée dans la partie stockage et sauvegarde réseau, mais utilise les
techniques de connexions à distance. Le principe est de créer un tunnel Internet
entre votre serveur interne et un réseau distant constitué de serveurs, NAS ou de sauvegardes sur bandes pour
sauver vos données. Le
principal avantage: vous ne vous préoccupez plus de vos bandes, elles
sont en principe en sécurité à l'extérieur de votre entreprise (un autre avantage). Le
programme de gestion sauve automatiquement les données importantes en les
compressant et les cryptant au préalable.
Différentes variantes de cette technique
sont proposées. La première consiste à transférer systématiquement le
contenu du disque dur sur la sauvegarde Internet. Malheureusement, les liaisons
ADSL les plus rapides tournent à 12 Mb/s (divisez par 10 pour retrouvez une
notation en byte ou octet). Pour sauver un disque dur de 20 GB de données, il
faut donc 20.000.000 / 800 = 25.000 secondes, soit près de 7 heures. Le retour
se fait encore plus lentement, à 512 kb/s maximum pour l'ADSL, soit 16 X plus
lent. Pas très efficace.
La deuxième solution consiste à sauver sur
différents supports les données de départ (CD, DVD, bandes) et à ne
sauvegarder que les dossiers importants ou que les fichiers modifiés via le
tunneling Internet. Cette méthode revient à une sauvegarde incrémentale ou différentielle
avec leurs défauts respectifs. En cas de problème, on rapatrie par véhicule
la sauvegarde de base et on récupère les fichiers sauvegardés plus tard. Ces
systèmes peuvent sauver les données chaque jour dans des dossiers différents
ou dans le même dossier (en écrasant les dossiers les plus anciens. La
sauvegarde des données est compressée et cryptée au minimum à 128 bits, donc
sécurisée et
pratiquement impossible à récupérer sans les différentes clefs. Au
niveau SECURITE, cette solution semble donc bonne.
Les
défauts font néanmoins importants. La première vient de la sécurité des
données (même si elles sont cryptées) puisque les
données sont sur un site Internet qui ne vous appartient pas. Le deuxième problème
vient du débit de transfert des données en émission (même compressées) et
encore plus en réception.
Comme le tunnelling nécessite un matériel ou un logiciel spécifique, vérifiez le coût effectif de cette solution de sauvegarde peu orthodoxe.
Ce principe ne
fonctionne qu'avec des serveurs réseaux travaillant en TCP/IP. Ce n'est pas
forcément une solution intelligente pour la
sauvegarde d'un serveur complet mais une manière de ne plus s'encombrer de la
tâche sauvegarde pour de petites capacités.
Cette solution pourrait être également
installée entre deux serveurs réseaux de la même entreprise mais distants en
utilisant une liaison VPN. Ceci réduit le coût du prestataire mais demandes
des connexions Internet par IP fixes et n'est envisageable que pour les
grosses entreprises.
| Formation
Internet |
Connexion
adsl |
Sécurité
INTERNET |
Modem
Cours:
modem RTC, ISDN/RNIS
|
| Utilisation des
logiciels,
connexion et partage |
Exercice pratique:
connexion Internet par routeur - firewall et modem ADSL en mode pont |
La sécurité sur Internet:
virus, spyware, adware, intrusion, ... |
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